Informations glanŽes dans la presse

 

 

 

LE TƒLƒGRAMME DU 15 OCTOBRE

 

Mouillage sauvage. Les marins voient rouge

              

Henri Martinerie et Michel Petit, respectivement prŽsident et vice-prŽsident de l'Union des associations de marins du Morbihan *, ne dŽcolrent pas. Plus de 300 de leurs adhŽrents ont ŽtŽ contr™lŽs, au cours de l'ŽtŽ 2010, par les Affaires maritimes, sur leur lieu de mouillage, dans le secteur de Belle-Ile-en-Mer. Un an aprs, plusieurs d'entre eux viennent de recevoir une lettre Žmanant de la Direction dŽpartementale des territoires et de la mer (DDTM) leur rŽclamant des amendes allant de 105 Û ˆ 2.000 Û, payables dans le mois qui suit la rŽception de la missive. Motif invoquŽ: ÇMouillage sans autorisation d'une embarcationÈ. ÇDans le courrier, il n'est fait rŽfŽrence ˆ aucun texte de loi qui rŽgit les mouillages. De plus, les destinataires ne sont ni informŽs de leurs droits ni des voies de recours possiblesÈ, s'insurge Henri Martinerie. ÇIl y a lˆ, un abus de pouvoirÈ.

Des Žclaircissements nŽcessaires 



Une autre affaire met hors de ses gonds l'Unam. Un pcheur plaisancier de Baden a ŽtŽ verbalisŽ, en aožt 2010, ˆ Houat, toujours pour ÇMouillage sans autorisation d'une embarcationÈ. Le contrevenant a Žcrit ˆ la DDTM pour se dŽfendre. ÇIl vient d'avoir la rŽponse. Les autoritŽs l'exonrent de payer l'amende pour la bonne et simple raison qu'il paye un mouillage officiel ˆ Baden. Mais tous les marins, ˆ quelques trs rares exceptions, sont dans le mme cas que luiÈ, tempte Michel Petit. ÇSi l'on exige des marins qu'ils aient ˆ leur bord une ancre, c'est bien pour leur permettre de mouiller temporairement dans un endroit qui n'est pas forcŽment leur port d'attacheÈ. Face au flou ambiant, l'Unam exige des rŽponses prŽcises. ÇSi la loi sur les mouillages a ŽvoluŽ, qu'on nous le dise!È, lance Henri Martinerie qui vient d'Žcrire au prŽfet maritime. ÇQuoi qu'il advienne, nous irons aussi loin que possible pour faire valoir nos droitsÈ. 



*37 associations dans le Morbihan, soit 4.500 adhŽrents ˆ jour de leur cotisation. 

                          

Yann Le Scornet

 

 

LE TƒLƒGRAMME DU 24 SEPTEMBRE

 

Mouillages. La grogne monte chez les plaisanciers

Depuis une semaine, la grogne monte chez les utilisateurs de mouillages forains. 306 plaisanciers ont reu un commandement de payer pour la place occupŽe par leur bateau sur le domaine maritime. Depuis des gŽnŽrations, mouiller dans les criques ou aux abords des plages est un acquis de fait. Les canots sont, pour le temps de la belle saison, amarrŽs ˆ un mouillage: ˆ l'ancre ou sur corps-mort. Eh bien c'est chose diffŽrente ˆ prŽsent, puisque la Direction dŽpartementale des territoires et de la mer (DDTM) rŽclame dŽsormais une redevance pour cette occupation.





De 105 ˆ 2.000Û



 

La rŽglementation applicable affirme en effet que Çtout mouillage saisonnier ou permanent doit tre autorisŽ (...), et tout mouillage sur corps-mort ou sur ancre constitue une occupation du domaine publicÈ, indique le prospectus d'information prŽfectorale. Les tarifs varient selon la taille du bateau, avec un minimum forfaitaire de 105 Û. Cela peut monter ˆ plus de 2.000 Û pour les vedettes commerciales. Du c™tŽ des utilisateurs, l'incomprŽhension est totale: ÇLa manire de faire est incomprŽhensible. Un constat est Žtabli en septembre2010, apparemment, et nous recevons un avis de paiement un an aprs. Je mouille avec une ancre, je suis donc en dehors de la rŽglementation d'occupationÈ, indique Michel Fouquet, plaisancier depuis 42ans. ÇJe veux juste qu'on m'explique pourquoi, ajoute ce mme navigateur de Locmaria. C'est d'un ridicule achevŽ!È Ë Le Palais, Jean Daumas-BŽdex est dŽterminŽ ˆ ne pas payer, il a Žcrit ˆ la DDTM, au prŽfet ainsi qu'au dŽputŽ. Il ne comprend pas, et ce, pour plusieurs raisons: ÇOn paye maintenant pour mettre son bateau ˆ l'eau. C'est ˆ la fois discriminatoire et injuste. Non seulement on assimile mouillage permanent et temporaire, mais la mŽthode est basŽe sur un constat ˆ un moment donnŽ, indique le Palantin. Quelle n'a pas ŽtŽ la surprise de dŽcouvrir la facture, sans information prŽalable. Il s'agit d'un problme de principeÈ. 



 

ÇTaxe ˆ tous les niveauxÈ



 

Ces deux cas ne sont pas isolŽs. De nombreux autres ont communiquŽ leur mŽcontentement. La question devient mme politique pour certains, lorsqu'ils Žvoquent l'Žlection prŽsidentielle de 2012 ou la crise: ÇOn taxe ˆ tous les niveaux!È

              

 

Le maire de Bangor Çdemande le gel des paiementsÈ

 

Comme dans toutes les mairies de l'”le, le maire de Bangor a reu de nombreuses plaintes. Pour Pierre-Yves DŽsard, les gens ne comprennent pas cette situation: ÇLes mouillages fonctionnent tout seul depuis des gŽnŽrations et se transmettent parfois de pre en fils. Recevoir comme cela une rŽgularisation sans aucune indication, c'est un peu fortÈ, indique-t-il. Face ˆ la grogne montante, le maire a dŽcidŽ de geler les paiements. Il invite les plaisanciers utilisateurs d'un mouillage forain ˆ remettre en mairie le commandement de payer. ÇJe rŽcupre tous les avis de paiement et les envoie aux Affaires maritimes. Nous verrons aprs. J'ai organisŽ, de concert avec les services de l'ƒtat, une rŽunion d'information auprs des usagers dŽbut octobreÈ. C™tŽ DDTM, le maire avance que le malaise est rŽel: ÇUn responsable reconna”t un manque de communicationÈ. Si le droit en la matire existe, le maire regrette la mŽthode: ÇCe droit n'avait jamais ŽtŽ appliquŽ auparavant. Certains veulent bien payer, mais pas dans ces conditions. Je me suis mme entretenu avec quelqu'un qui a reu un avis de paiement alors que son bateau est restŽ dans son jardinÈ. 



La DDTM, seule responsable

Le premier adjoint de la commune, Philippe Viard, anticipe: ÇIl n'est pas envisageable que la commune rŽcupre cette gestion, nous n'avons pas les moyens matŽriels et humainsÈ, prŽcise-t-il. Ë la mairie de Le Palais, l'adjoint au port, Patrick Le Pelletier-Boisseau, indique pour sa part: ÇEn aucun cas, la commune n'est intervenue pour comptabiliser ou facturer les occupations. Cela incombe uniquement ˆ la DDTMÈ.

 

 

OUEST-France DU 15 OCTOBRE

 

306 plaisanciers rappelŽs ˆ l'ordre

 

Ils devront payer pour la place occupŽe par leur bateau sur le domaine maritime ˆ Houat et Belle-Ile.

Ç C'est un abus de pouvoir de l'administration ! È Henri Martinerie, prŽsident de l'Union nationale des associations de navigateurs (Unan) du Morbihan, et Michel Petit, vice-prŽsident, n'y vont pas par quatre chemins. Ils viennent de prendre la direction du mouvement de grogne des plaisanciers ayant frŽquentŽ les c™tes de Belle-Ile et de Houat de juillet ˆ septembre 2010.

 

306 d'entre eux ont reu ces trois derniers mois, soit un an aprs avoir mouillŽ lˆ-bas, une lettre de la Direction dŽpartementale des territoires et de la mer (DDTM), constatant qu'ils mouillaient sans autorisation le long des plages. Ç Mais aucune loi n'est invoquŽe dans ces courriers. Or, jusqu'ˆ preuve du contraire, l'espace public maritime est ouvert ˆ tous È, temptent-ils.

 

Ce qui met les plaisanciers hors d'eux, c'est que l'ƒtat leur rŽclame de 105 ˆ 2 000 Û pour la place occupŽe. Rien d'extraordinaire selon la DDTM, qui se dŽfend d'avoir mis des amendes. Ç Il n'y a rien de rŽpressif dans notre dŽmarche, explique Jean-Luc Veille, administrateur des Affaires maritimes, dŽlŽguŽ ˆ la mer, et directeur adjoint de la DDTM. Il s'agit simplement d'une rŽgularisation. On ne leur rŽclame que ce qu'ils auraient payŽ s'ils avaient mouillŽ dans une zone de mouillage autorisŽe. È

 

Car c'est bien lˆ le problme. Depuis plusieurs dŽcennies, mouiller dans les criques ou aux abords des plages est pour beaucoup un droit. Les bateaux restent, pendant toute la belle saison, amarrŽs ˆ un mouillage : ˆ l'ancre ou sur un corps-mort. Un abus, selon l'administration, pour qui seul le mouillage de quelques jours est autorisŽ.

 

Ç Il est possible que dans les constats rŽalisŽs, des bateaux de passage aient ŽtŽ ˆ tort rŽpertoriŽs. Dans ce cas, ils peuvent demander un recours gracieux qui sera examinŽ avec toute notre attention È, rassure Jean-Luc Veille.

Et de relativiser : Ç Cette situation peut dŽboucher sur quelque chose de positif. S'il y a une concentration de bateaux ˆ certains endroits, c'est qu'il existe des besoins. Il est alors peut-tre possible de crŽer de nouvelles zones de mouillages ˆ condition, bien sžr, qu'elles ne se trouvent pas en zones protŽgŽes. È

La DDTM s'apprtent, dans les prochaines semaines, ˆ rencontrer les Žlus locaux sur ce sujet-lˆ.



Lionel CABIOCH.