UNION BELLëLOISE 

POUR LĠENVIRONNEMENT ET LE DƒVELOPPEMENT

L'Union Bell”loise pour l'Environnement et le DŽveloppement regroupe tous les habitants de Belle-ële-en-Mer,
permanents ou temporaires, soucieux de prŽserver sa personnalitŽ Žconomique, dŽmographique et esthŽtique.
LĠassociation sĠapplique, en particulier, ˆ la protection des sites, des paysages, de lĠenvironnement et
des traits caractŽristiques de lĠhabitat. Elle sĠattache, dĠautre part, ˆ promouvoir le dŽveloppement harmonieux de l'”le, lĠemploi et les ressources normales d'une population permanente ainsi quĠˆ dŽfendre et amŽliorer la qualitŽ de vie.

 

Ramonette   B.P.69                                                                                                                TŽl. 02 97 31 32 14

56360 LE PALAIS                                                                                                        union.belliloise@wanadoo.fr          

Le PrŽsident,                                                                                                                    www.belle-ile-union.org

Jean Daumas-BŽdex

 

 

SCHƒMA DE COHƒRENCE TERRITORIALE

DOCUMENT DĠORIENTATIONS GƒNƒRALES

Document de travail

 

OBSERVATIONS

 

Voici quelques remarques relatives ˆ la place de Belle-ële en –Mer dans le SCOT du Pays dĠAuray.

 

En premier lieu nous voudrions nous Žlever contre cette dŽclaration ˆ la fois choquante pour nous et irrŽaliste, rapportŽe par un journaliste dĠOuest-France  (12 dŽcembre 2OO7  ) : Ç Volontairement nous nĠavons pas voulu (sic) crŽer de spŽcificitŽ insulaire dans notre dŽmarche stratŽgique È. Cette dŽclaration nous a ŽtŽ confirmŽe par un responsable administratif ayant participŽ ˆ lĠŽlaboration du SCOT. Si le jacobinisme tend – officiellement du moins - ˆ se modŽrer, il ne faudrait pas quĠil aille faire des petits dans des organismes qui sont - toujours officiellement - crŽŽs pour lĠŽliminer.

 

Nous sommes pour notre part trs dubitatifs quant ˆ la pertinence du dŽcoupage de ce Ç Pays dĠAuray È,  mais si nous nous rŽsolvons ˆ Ç jouer le jeu È nous refusons absolument que lĠopŽration aboutisse ˆ un gommage des identitŽs locales.

 

Cela Žtant nous ne pouvons quĠapprouver un ensemble de directions dŽfinies dans le SCOT contribuant ˆ dŽvelopper une vie Žconomique insulaire. Cependant nous souhaitons voir se dŽvelopper une Žconomie, pour une bonne part, indŽpendante du tourisme et de ses alŽas.

 

Examinons plus prŽcisŽment un certain nombre de points.

 

 

Liaison avec le continent

 

Nous sommes dĠaccord sur les grands objectifs dŽfinis en 4.2.3.,

 

Mais pour ce qui est de  Ç rapprocher les ”les du continent È, lĠunique objectif formulŽ dans le document est : Ç lĠaccessibilitŽ des ”les, ˆ lĠannŽe, doit tre confortŽe par le dŽveloppement dĠune offre de transport plus frŽquente et des tarifs attractifs en basse saison È.

Cette formulation nous appara”t trop restrictive car elle concerne principalement lĠactivitŽ touristique alors que les besoins rŽguliers de transport de la population insulaire nĠapparaissent pas dans ce paragraphe. Or nous considŽrons comme primordial que lĠaccessibilitŽ du continent ˆ partir des ”les constitue un impŽratif premier. Cet objectif doit tre pris en compte dans le texte.

 

Par ailleurs un rŽsident bell”lois doit pouvoir bŽnŽficier de transports lui permettant, sans avoir recours ˆ lĠautomobile, dĠaccŽder rapidement pour son travail, pour ses affaires ou diverses raisons notamment mŽdicales, aux principaux centres dĠactivitŽ du dŽpartement. Ceci dŽpend ˆ la fois de lĠorganisation du transport maritime dans les deux sens et du rŽseau terrestre notamment ferroviaire. DĠo lĠintŽrt que prŽsente effectivement la liaison ferroviaire Quiberon-Auray (2.2.2.).

 

Il est souhaitable aussi que les insulaires, notamment ceux qui ont une activitŽ sur le continent, puissent disposer de places de stationnement ˆ Quiberon.

 

 

Emploi et logement

 

En premier lieu, le problme essentiel  qui se pose pour lĠ”le, comme ailleurs, mais avec beaucoup plus dĠacuitŽ est celui de lĠemploi et du logement. Comment appliquer la formule Ç Un emploi, un toit È dans les ”les ?

CĠest pour cela que nous souhaiterions voir prŽciser le paragraphe 4.2.3.

 

Il serait bon de suggŽrer que Ç les responsables rechercheront lĠimplantation dĠactivitŽs Žconomiques –rŽpŽtons-le non uniquement liŽes au tourisme - compatibles avec lĠinsularitŽ et mme pour lesquelles lĠinsularitŽ constitue un atout, et quĠils recevront pour cela un maximum dĠaide È. Ainsi pourraient tre rŽalisŽes les conditions dĠaccueil dĠune population permanente (¤ 1.1.1.).

 

 

Transports intŽrieurs

 

Sur ce point un problme aigu se pose : il nĠexiste pas de rŽseau de transport en commun efficace sur lĠ”le et la rŽalisation dĠune telle structure para”t impossible en raison de la dispersion de lĠhabitat.

En dŽpit de lĠobjectif formulŽ en 2.2.1. (rŽduction de lĠusage de lĠautomobile), le transport individuel est inŽvitable et pour que les frais entra”nŽs par un mode de dŽplacement de plus en plus cožteux ne deviennent pas excessivement pŽnalisants, il importerait, soit que le prix des carburants sur lĠ”le soit maintenu ˆ un niveau comparable ˆ celui du continent, soit que les supermarchŽs de lĠ”le puissent tre autorisŽs ˆ distribuer des carburants.

 

 

Risques technologiques 

 

Il appara”t indispensable que soit expressŽment mentionnŽ  le problme du dŽpotage des carburants, qui constitue un risque considŽrable (danger dĠexplosion) pour une grande partie de la ville de Palais (1.4.5.).

 

 

Environnement

 

Nous nĠadmettons pas que soit permise en bordure littorale la construction de nouveaux b‰timents, ce qui constituerait une source dĠabus (¤ 4.3.1.).

 

Nous sommes tout ˆ fait favorables ˆ lĠutilisation des Žnergies renouvelables citŽes au cinquime alinŽa du ¤ 4.3.3., dĠautant plus que leur mise en Ïuvre est profitable ˆ lĠartisanat local.

 

En revanche, nous considŽrons comme abusif dĠimposer aux communautŽs de communes lĠŽtude des conditions dĠune zone de dŽveloppement de lĠŽolien (alinŽa 4). Il sĠagit lˆ dĠun domaine qui relve de lĠinitiative locale et nous voyons dans cette formulation lĠinfluence inadmissible dĠun lobby plus soucieux, comme on peut le dŽmontrer, de ses finances que de lĠenvironnement et nous nĠaccepterons pas un texte comportant une telle obligation.

 

 

Consultation de la population

 

Pour en revenir ˆ un plan gŽnŽral, nous souhaitons voir mentionner la nŽcessitŽ dĠinformer, voire de consulter la population et les associations pour tout grand projet entrant dans le cadre du SCOT