LOI LITTORAL : PETIT HISTORIQUE
RAPPEL
LĠARTICLE L. 146-4 DE LA LOI LITTORAL
prcise que Ç l'extension
de l'urbanisation doit se raliser soit en continuit avec les agglomrations
et villages existants, soit en hameaux nouveaux intgrs
l'environnement. È
Cet article est insr dans le
titre iv du livre i du code de l'urbanisme, chapitre vi
La
loi ne donne pas de dfinition prcise des mots Ç village È et Ç hameau È.
Or
Belle-Ile, il y a des villages et des bourgs et les plans
dĠoccupation des sols (P.O.S.) actuellement en vigueur ont t tablis
conformment la loi : les zones constructibles sont en continuit des
Ç villages È existants.
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2005
Au
cours du forum des associations le 24 septembre 2005, lĠUnion bellloise
rencontre lĠAPBBI (association des professionnels du btiment de Belle-Ile),
nouvellement constitue. Le 28 septembre 2005 nous publions le communiqu
suivant :
LĠUnion
bellloise sĠassocie lĠaction contre les suspensions de permis
Au cours du forum des
associations, nous avons eu un change trs fructueux avec des membres de
lĠassociation des professionnels du btiment. Nous avons dcid de leur
apporter le soutien de notre association et avons sign la ptition. En effet,
nous demandons que les espaces constructibles prvus dans les plans
dĠoccupation des sols des quatre communes, tablis et autoriss aprs la
publication de la loi Littoral, soient respects.
Nous sommes
conscients quĠil faudra videmment lĠavenir matriser le nombre de
constructions nouvelles prvoir dans les futurs PLU, en privilgiant le
logement des ceux qui travaillent Belle-Ile – comme le prconise le
livre blanc du SCOT du pays dĠAuray Ç un travail – un toit È,
et que lĠavenir des professionnels du btiment passe aussi par la rnovation et
lĠentretien de lĠexistant.
Il faudra nanmoins que nous
restions tous vigilants devant un risque de rcupration de mouvements
Ç spontans È de protestation Ç contre la loi
Littoral È, par tous ceux – politiques et groupes de pression
– que la loi Ç gne È, car elle nuit de gros intrts financiers.
Il sĠagit bien dans
le cas prsent de faire savoir encore une fois que nous ne protestons pas
contre Ç la loi littoral È, que nous ne voulons pas voir dnaturer,
mais contre lĠinterprtation
que nous considrons comme abusive de lĠarticle 146-4 du code de lĠurbanisme,
ce qui est trs diffrent ! Et nous devons tre tous trs clairs sur cette
distinction essentielle dans les interventions publiques relayes par la
presse.
Nous ajoutons que
nous souhaitons aussi que nos entreprises sĠintressent aux techniques qui
permettent dĠquiper des habitations et lieux publics en nergies renouvelables
(solaire, gothermie etc.). Un march important sĠouvre dans ce domaine depuis
lĠaugmentation du prix du fuel domestique.
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Le samedi 22 octobre 2005 une journe
dĠinformation est organise par lĠAPBBI autour de la petite maison construite
sur la place du march.
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Le 08 novembre
2005, UN
PROTOCOLE DĠACCORD a t sign entre le Prfet du Morbihan et les quatre
maires des communes de Belle-Ile en mer : Le Palais, Sauzon, Locmaria, et
Bangor.
Ce protocole
concerne les modalits dĠapplication de la loi littoral sur lĠle et plus
prcisment lĠinterprtation quĠil convient de donner la notion dĠextension
de lĠurbanisation dans les communes littorales.
Il a t
convenu que les quatre maires sĠengagent laborer en collaboration avec
lĠEtat un schma de secteur. Ce schma identifiera, aprs inventaire, les
villages et les hameaux qui feront lĠobjet dĠune extension de lĠurbanisation.
Il aura vocation sĠintgrer dans le schma de cohrence territoriale (SCOT)
du Pays dĠAuray, dont le primtre a t fix par arrt prfectoral du 7
juillet 2004.
Le schma de
secteur sera labor partir des dispositions des POS actuellement en vigueur,
dĠune part, et, dĠautre part, la lumire des conclusions des tudes qui
seront conduites et qui porteront sur les capacits dĠaccueil de lĠle, sur
lĠintgration urbaine et paysagre des constructions, sur la typologie des
villages et des hameaux. Ces mmes critres serviront de guide lĠinstruction
des demandes de permis de construire qui seront dposes dans lĠattente de
lĠadoption du schma de secteur.
Le protocole
sign aujourdĠhui, traduit la volont commune de lĠEtat et des maires de
Belle-Ile de concourir ensemble la ncessaire protection de lĠle, tout en
prservant les conditions de son dveloppement, notamment en faveur de ses
habitants.
Nous rappelons
ce propos nos rserves dj formules quant lĠintgration dĠune le comme la
ntre dans une norme machine que sera le SCOT du Pays dĠAuray, regroupant des
communes aux intrts si diffrents.
2006
COMMUNIQU DE PRESSE
Dcembre 2006
LOI LITTORAL : lĠUnion Bellloise rappelle sa position
Actuellement des permis
sont contests en raison de la loi littoral.
Ë la suite d'un
entretien cordial avec M. Jean-Yves Bannet, Prsident de la Communaut de
communes, Maire de Locmaria, propos dĠun contentieux en cours, Jean
Daumas-Bdex tient rappeler que l'Union Bellloise, soucieuse de prserver le
droit construire des rsidents permanents, n'a entrepris, contrairement
certaines affirmations - et n'entreprendra - aucune action fonde sur
l'application de la loi littoral contre un permis de construire accord un
particulier. Elle ne soutiendra aucun recours intent contre un permis de
construire au nom de cette mme loi.
Pour mmoire : l'article L 146-4 de la
loi Ç littoral È nonce que Ç LĠextension de lĠurbanisation doit se
raliser soit en continuit avec les agglomrations et villages existants, soit
en hameaux nouveaux intgrs lĠenvironnement È.
Ce texte interdit toute extension de
lĠurbanisation dans les Ç hameaux È belllois quĠon a toujours appels
Ç villages È.
CĠest pourquoi il devient pratiquement
impossible de btir sa maison dans un Ç village È, sur certains
terrains dclars constructibles dans le POS actuel, situation aux consquences
graves dans tous les cas.
Tout en raffirmant son ferme attachement la
loi "littoral", l'association considre comme illgitime
l'application de ce texte aux terrains dfinis comme constructibles dans les
P.O.S. actuellement en vigueur dans l'le et souhaite quĠune solution soit
trouve au plus vite.
Le
17 janvier 2006, en rponse un courrier, nous rappelons :
Ç En premier
lieu il nĠest pas dfinitivement dmontr que nos P.O.S. soient illgaux, en
second lieu, nous considrons, comme nous lĠavons dclar, que lĠinterprtation
de lĠarticle L.146-4 de la loi Ç littoral È constitue, pour notre
le, une absurdit double dĠune injustice, et cĠest avant tout contre cette
injustice que nous nous levons.
Nous pensons avoir
une vue suffisante de lĠurbanisation bellloise pour ne pas craindre dans
lĠimmdiat le btonnage de lĠle.
Nous avons t
consults pour lĠlaboration du premier P.L.U., celui de Palais, ce qui nous a
permis de constater que lĠurbanisation de cette commune tait tout fait
mesure et que lĠesprit de la loi S.R.U., qui promeut lĠconomie de lĠespace,
tait respect.
Nous pensons quĠil en
ira de mme pour les autres communes et veillerons ce quĠil en soit ainsi.
Personne ne se
dissimule, ici, y compris les premiers intresss, cĠest--dire les artisans du
btiment, que lĠextension de lĠurbanisation devra, terme, considrablement se
rduire et que dĠautres activits que la construction neuve devront tre
pratiques.
Les lus (avec qui
nous ne sommes pas toujours dĠaccord) sont bien conscients du problme, ils
sont aussi conscients quĠune mutation brutale de lĠactivit conomique de lĠle
serait catastrophique et, dĠautre part,
quĠils doivent aider beaucoup de leurs concitoyens se loger. È
Cela
tant, nous affirmons que, si la loi doit tre la mme pour tous, elle doit
tre applique avec discernement et mme si Belle-ële est en France, il nĠen
reste pas moins que cĠest une le, spcificit qui demande une certaine
comprhension des gens du dehors, dirigeants et autres.
La circulaire du 14 mars 2006
vient prciser les notions de village et hameaux.
2008
Depuis – effet pervers dĠun
moratoire de fait - on a beaucoup
construit en priphrie de hameaux, sur les quatre communes.
De nombreux permis accords sur des zones considres comme
constructibles au POS font lĠobjet dĠannulations.
Les autorits prfectorales et le Tribunal administratif
appliquent la loi Littoral avec rigueur.
2009 - 2010
La nouvelle municipalit de Sauzon
ayant hrit aprs les lections de nombreux contentieux lis la loi Littoral
est devenue la championne des permis refuss et ces contentieux nĠvoluent pas
Il est vident que
le POS actuel approuv par l'tat - mme s'il n'est pas en accord partout avec
la loi Littoral - peut difficilement tre remis en cause sans indemnisation des
personnes lses (qui ont acquis des terrains avant qu'on invoque la loi
Littoral - hritages ou acquisitions anciennes). C'est dans ce sens qu'il faut
plutt dfendre les gens (peu nombreux) et au cas par cas. CĠest la vraie
mission des lus et des associations. Et lĠindemnisation ne peut venir du
Maire, si le permis a t donn en zone constructible pour une construction
respectueuse du rglement du POS.
En revanche, ceux
qui achtent actuellement du terrain dans certains secteurs rputs
constructibles le font en toute connaissance de cause et prennent donc un
risque calcul de se voir refuser un permis. Coup de poker donc.
On vient ainsi dĠassister la
renaissance de fait sous le nom
Ç des POS au PLU È de lĠassociation APBBI (voir plus haut - on retrouve les mmes
fondateurs exerant des mtiers du btiment mais ils sont devenus moins
visibles derrire les quelques personnes lses par la loi Littoral et qui
constituent le bureau)
Nous disions en 2005 : Ç Il
faudra nanmoins que nous restions tous vigilants devant un risque de
rcupration de mouvements Ç spontans È de protestation
Ç contre la loi Littoral È, par tous ceux – politiques et
groupes de pression – que la loi Ç gne È, car elle nuit de
gros intrts financiers. È Ce nĠest donc pas le moment de relcher cette
vigilanceÉ
Remuer beaucoup dĠair, critiquer mme les attitudes du
prfet et des tribunaux administratifs, aller solliciter des lus –
dputs ministres (qui pensent
srement aux lections rgionalesÉ) mme avec le soutien des Maires, on veut
bien que certains se livrent cet exercice, mais attendons la suiteÉ et
redoutons la rcupration.
Les maires sont
dĠailleurs trs conscients que l'on ne fera pas amender comme cela la loi mais
acceptent ce "soutien" sans grand espoir – comme le disait
Jean-Yves Bannet lors de ses vÏux Locmaria.
Quant au futur PLU : attention
l'influence des tous ceux – y compris dans lĠassociation cite plus
haut - qui ont intrt ce quĠon
btisse. C'est l qu'il faudra veiller au grain.