RUNELLO

 

 

QUAND QUELQUĠUN CROIT AVOIR LE POUVOIR DE SĠASSEOIR

SUR LE REGLEMENT DU POS

ET LES PRESCRIPTIONS DU PERMIS

 

OU

 

QUAND UN VOISIN RISQUE DE DEVENIR UN REQUƒRANT OPINIċTRE !

 

 

Nous avons ŽtŽ alertŽs par un de nos adhŽrents sur une construction de maison ˆ Runello (Bangor) qui est manifestement non conforme au permis et au rglement du POS : le mur de faade aveugle dŽpasse de 55 cm la hauteur ˆ lĠŽgožt prŽvue par le POS et le permis de construire (en fait la hauteur du sol naturel a ŽtŽ faussŽe).

 

Il alerte la mairie et il est ŽcoutŽ, ce quĠon peut souligner comme trs positif :

le maire prend un arrtŽ dĠinterruption de travaux le 5 aožt 2003 avec transmission du PV pour plainte au procureur. Plus tard, le 4 juin 2004, la DDE fait un PV de constat.

 

ArrtŽ affichŽ sur le chantier :

 

Et puis, plus rien en attendant que le tribunal tranche, ce qui est en effet toujours assez long.

 

SĠinquiŽtant des suites donnŽes ˆ la procŽdure, notre adhŽrent se rend ˆ la mairie de Bangor au cours de lĠŽtŽ 2005 pour demander des nouvelles de la plainte.

 

Et lˆ il est informŽ oralement que le tribunal de Lorient aurait classŽ lĠaffaire sans suite au motif que Ç lĠinfraction nĠŽtait pas de nature ˆ porter atteinte ˆ lĠordre public È

 

Il ne recueille pas dĠautre explication sur le motif.

 

 

(Nous citons notre adhŽrent )

Ç Mais quelle nĠest pas ma surprise lorsque jĠai ŽtŽ mis en possession de la lettre en date ˆ Bangor du 11 juin 2004, de Monsieur le Maire de Bangor ˆ Monsieur le Procureur de la RŽpublique auprs du tribunal de grande Instance de Lorient.

Si Monsieur le Maire, par le 3me alinŽa prŽcitŽ confirme lĠinfraction, en revanche les termes du 4me alinŽa sont inacceptables car notoirement inexacts et de plus malveillants ˆ mon Žgard È.

 

La lettre au procureur dit :

 

Ç JĠai lĠhonneur de soumettre ˆ votre trs haute attention mes observations relatives au dossier de Monsieur Trouchet dont vous avez ˆ conna”tre par le dŽp™t dĠune plainte dŽposŽe par la Mairie le 5 aožt 2003.

 

LĠintervention auprs de mes services effectuŽe par un voisin immŽdiat de Monsieur Trouchet revendiquant lĠapplication de lĠarticle 480-2 du Code de lĠUrbanisme mĠa contraint ˆ faire procŽder par les services de lĠEquipement ˆ la vŽrification des cotes dĠusage du b‰ti bellilois.

 

Ces constatations font appara”tre une ligne de fa”tage conforme ˆ notre rŽglementation du POS mais une hauteur ˆ lĠŽgout sensiblement  plus ŽlevŽe que la norme admise.

 

Par ailleurs, le dŽbat ˆ lĠŽgard de cette cote se trouve obscurci par un dialogue entre voisins sur la notion de niveau de sol naturel que seuls des experts judiciaires pourraient trancher ˆ la faveur dĠune discussion probablement durable.


En conclusion, il ne me semble pas que  le dŽfaut hypothŽtiquement constatŽ soit de nature ˆ porter un trouble ˆ lĠordre public sachant que les voies administratives de recours demeurent ouvertes pour dĠŽventuels requŽrants opini‰tres pour le cas ou cette affaire se verrait classŽe sans suite par le parquet.


Veuillez agrŽerÉ È.

 

Il est ˆ remarquer que cette notion dĠordre public semble tre un argument qui a du poids auprs dĠun tribunal, ce que doivent savoir les avocatsÉ. donc le propriŽtaire en cause.

 

Nous espŽrons donc ne pas avoir trop troublŽ lĠordre public en Žvoquant ce cas au cours de lĠassemblŽe gŽnŽrale de lĠassociation le 25 juillet et en donnant ces informations sur notre site !!!

 

 

 

 

Conclusion : les travaux ont repris.

Pourquoi ce revirement ?

 

Petite note :

LĠUnion bell”loise avait dŽjˆ pu voir un arrtŽ dĠinterruption de travaux, ˆ lĠentrŽe de Runello pour un groupe de plusieurs maisons et concernant le mme propriŽtaire. Mais cet arrtŽ avait ensuite ŽtŽ annulŽ.

 

 

 

Et maintenant, la photo de cette belle construction bell”loise dont chacun aimerait tre voisin  !

Etonnons-nous que le voisin actuel devienne un Ç requŽrant opini‰tre È É

(QuĠen ŽlŽgants termes juridiques toutes ces choses-lˆ sont dites !!!!)

 

 

 

Ouest-France du 2 dŽcembre publie les suites de cette affaire dont voici le rŽsumŽ.

 

Le Procureur avait donc classŽ lĠaffaire en 2004

Notre adhŽrent a portŽ plainte en raison du prŽjudice quĠil subit en raison de Ôla dŽtŽrioration du site par un immeuble surdimensionnŽĠ.

Son voisin soutenant que la plainte nĠŽtait pas recevable, est allŽ en appel puis en cassation.

Sa requte a ŽtŽ rejetŽe.

Donc la procŽdure va se poursuivre.