Courrier adress
en 2006 lĠancien maire de Palais
par lĠavocat de lĠUBED
et dĠAvenir et Sauvegarde
A la suite
de ce courrier, la publicit avait t enleve.
Elle a cependant
rapparu en 2008.
Il est
difficile dĠadmettre que le propritaire ignorait lĠinterdiction !!!!
Pierre
– Yves MATEL
AVOCAT
31 Avenue
Victor HUGO
56000 VANNES
Tl . nĦ 02 . 97 . 47 . 61 . 39
Fax nĦ 02 . 97 . 47 . 61 . 72 E
mail : pierre-yves.matel@cegetel.net
Mairie
de PALAIS
Monsieur le Maire
Htel de Ville
56360 LE PALAIS
Monsieur
le Maire,
JĠai lĠhonneur, par la prsente, de
vous informer que je me suis constitu dans les intrts de LĠunion Bellloise et Avenir et Sauvegarde de Sauzon
Ces associations agres pour la
dfense de lĠenvironnement et du cadre de vie mĠont fait part de leurs
inquitudes quant la prservation des abords de la Citadelle VAUBAN de
PALAIS, dans la mesure o il semble que le grant du site a dcid dĠapposer un
dispositif de publicit sur les remparts de cet ouvrage, protg au titre de la
lgislation sur les monuments historiques mais galement, des sites inscrits.
Or, un tel comportement est
manifestement en contradiction avec les textes se rapportant aux dispositifs de
publicit.
En effet, selon lĠarticle L. 581-4 du Code de lĠEnvironnement
Ç I. - Toute
publicit est interdite :
1ĵ Sur les immeubles classs parmi les
monuments historiques ou inscrits l'inventaire supplmentaire ;
2ĵ Sur les monuments naturels et dans les
sites classs ;
3ĵ Dans
les coeurs des parcs nationaux et les rserves
naturelles ;
4ĵ Sur
les arbres.
II. - Le
maire ou, dfaut, le prfet, sur demande ou aprs avis du conseil municipal
et aprs avis de la commission dpartementale comptente en matire de sites,
peut en outre interdire par arrt toute publicit sur des immeubles prsentant
un caractre esthtique, historique ou pittoresque.
III. - L'avis
de la commission dpartementale comptente en matire de sites est rput
acquis s'il n'est pas intervenu dans un dlai de deux mois compter de la
saisine par le prfet ou de la demande d'avis de la commission adresse par le
maire au prfet. È
Une rponse ministrielle est galement
venue prciser que Ç En vertu de
l'article L. 581-4 du code de l'environnement, Ç toute publicit est interdite
: 1Ħ Sur les immeubles classs parmi les monuments historiques ou inscrits
l'inventaire supplmentaire È.
L'interdiction
pose par cet article est gnrale et concerne l'ensemble des dispositifs
existants de publicit y compris ceux supportant des affiches claires par
projection.
Cette
interdiction n'a pas pour objet d'viter la dtrioration des monuments
historiques mais plus globalement d'assurer la prservation du paysage et du
cadre de vie.
C'est
dans ce mme objectif que l'article L. 581-4 du code de l'environnement interdit galement toute publicit sur
les monuments naturels, dans les sites classs, les parcs nationaux,
les rserves naturelles ainsi que sur les arbres.
Les
dispositifs de publicit supportant des affiches claires par projection sont
en outre soumis au droit commun en matire de publicit et notamment aux
dispositions contenues dans le chapitre Ier (articles 2 11) du dcret
nĦ 80-923 du 21 novembre 1980 portant rglement national de la
publicit en agglomration et dterminant les conditions d'application
certains dispositifs publicitaires d'un rgime d'autorisation. È
(Rp. Min. nĦ 42383 JOAN 24 aot 2004 p. 6632).
Le manquement aux obligations imposes
en matire de publicit est punie et rprime par les articles L. 581-29 et L.
581-34 du Code de lĠEnvironnement.
Or, dans le cas dĠespce, il est
constant dĠune part que la
Citadelle VAUBAN, nonobstant son acquisition par un propritaire priv, a t
non seulement inscrite lĠinventaire supplmentaire des monuments historiques
mais galement, parmi les sites protger, en application de lĠarticle L.
341-1 du Code de lĠEnvironnement.
DĠautre
part, il nĠest pas non plus contestable que
le systme mis en place par le grant du site fait partie dĠun dispositif de
publicit venant prendre appui sur lĠouvrage protg.
Dans ces conditions, je vous remercie
de bien vouloir faire injonction au propritaire du dispositif publicitaire
dĠavoir lĠenlever sans dlai et de dresser le cas chant procs verbal
dĠinfraction.
Je vous prie de croire, Monsieur
le Maire, en
lĠexpression de mes sentiments les meilleurs.
Pierre – Yves MATEL