Ç Les conquŽrants È de Belle-Ile

 

 

 

Lors de lĠassemblŽe gŽnŽrale du 25 juillet 2006, le prŽsident de lĠUnion Bell”loise, dans son Žditorial, Žvoque Ç un point qui nous tracasse : cĠest lĠarrivŽe sur lĠ”le de Ç conquŽrants È qui veulent imposer leurs caprices et leurs fantaisies dans les domaines architecturaux et paysagers sans se soucier des rglements. Ainsi on a vu araser un coteau en zone protŽgŽe ˆ grand renfort de bulldozers pour permettre aux occupants dĠune maison dĠŽlargir leur vue sur la mer, un clone du moulin du Bourich surgir de la lande en secteur agricole, un aquarium, jĠentends une maison de verre sĠŽlever prs dĠun village en dŽpit des rglements – tout ceci quand certains rŽsidents se voient refuser de petites modifications de leur habitation (pose de vŽlux, etc..).

 

Le prŽsident ajoute :

 

Nous nous efforcerons de calmer de semblables frŽnŽsies, mais tout le monde doit sĠy mettreÉ Ces conquŽrants sŽvissent aussi dans le domaine culturel : la culture, ˆ Belle-ële, devient un produit dĠimportation.

 

Que viennent chercher ces gens-lˆ ˆ Belle-ële ? Pour eux, en rŽsumŽ, Belle-ële serait belle sans les Bell”lois, ils en feraient volontiers un petit Saint-Trop., bien ˆ eux.

 

Quant ˆ vous, en adhŽrant ˆ lĠUnion bell”loise, vous prouvez que vous tes attachŽs ˆ ce pays, que vous voulez que Belle-ële garde son charme, sa douceur de vivre, et paralllement quĠelle garde son ‰me, vive sa propre vie.

 

Un Rastignac en jupons, rŽsidente secondaire nouvellement installŽe ici, disait rŽcemment : Ç  Dans deux ans, je prends ma retraite et alorsÉ ˆ nous Belle-ële ! È.

Lˆ, il faut dire non ! LĠ”le doit appartenir ˆ ceux qui y vivent.

 

LĠassociation Avenir et Sauvegarde de Sauzon par la voix de son prŽsident, Norbert Naudin, exprimait les mmes craintes que nous au cours de lĠassemblŽe gŽnŽrale dĠaožt 2006

 

 

la conclusion de notre bulletin de liaison 15  de mai 2007 Žtait :

 

 vigilance et union

 

Et  en dŽfinitive notre action vise surtout ˆ prŽserver lĠidentitŽ de l'”le en tant que lieu de vie aussi bien pour les actifs, retraitŽs, que pour beaucoup de rŽsidents secondaires, ceux qui ne souhaitent quĠune chose : sĠintŽgrer et non sĠimposer.

 

Cette rŽflexion porte sur les choix que nos Žlus actuels et futurs devront faire pour Belle-ële, sans attendre quĠil soit trop tard, afin de lui Žviter dĠattirer une population qui veut jouir du site et qui nĠa rien ˆ faire de lĠintŽrt des habitants et de leur identitŽ, comme cĠest le triste sort de certains lieux devenus trop ˆ la mode. Des signes Žvidents, dŽjˆ ŽvoquŽs ˆ la prŽcŽdente assemblŽe gŽnŽrale, et par Avenir et Sauvegarde de Sauzon montrent que cette conqute est insidieusement amorcŽe et va sĠaccŽlŽrer. Il faut lui donner un coup dĠarrt.

 

LĠassociation de dŽfense des intŽrts des jeunes insulaires, reprŽsentŽe par son vice-prŽsident, Thibaud Etorre, a manifestŽ les mmes inquiŽtudes.

 

 

Dans notre Bulletin de liaison nĦ16, dĠoctobre 2007, nous Žcrivons :

 

Nous nous posons la question des implications sur notre environnement du tourisme qui se dŽveloppe de faon incontr™lŽe, ce qui nous prŽoccupe de plus en plus. 

CĠest une activitŽ essentielle de fait, mais qui nŽcessite des choix : on ne peut laisser se dŽvelopper sans frein - selon les intŽrts dĠacteurs touristiques gŽnŽralement peu soucieux du dŽveloppement durable de lĠ”le - des initiatives qui  aboutissent au dŽferlement de visiteurs temporaires. Il faut un tourisme raisonnŽ : proportionnŽ aux capacitŽs dĠaccueil et aux infrastructures.

 

La question se pose encore et toujours : le tourisme doit-il tre une monoactivitŽ ou faut-il souhaiter lĠexistence dĠautres activitŽs sources dĠemplois permanents et moins soumises aux alŽas (caprices du temps – catastrophe : marŽe noire).

 

Nous pensons que Belle-ële ne doit pas devenir un territoire de tourisme banalisŽ. Il faut lui assurer une majoritŽ dĠhabitants actifs qui font dĠelle un lieu vivant et lui conservent sa personnalitŽ. Ces actifs doivent avoir un vrai travail sur place et non rester cantonnŽs dans des emplois subalternes.

 

Belle-ële ne doit pas devenir un parc de loisirs mais conserver son authenticitŽ.

Notre premire motion (votŽe ˆ lĠunanimitŽ) reflte cette prŽoccupation :

 

LĠUnion Bell”loise souhaite que les futurs candidats aux Žlections locales 2008 fassent conna”tre avec prŽcision leurs options pour ce qui est du maintien et du dŽveloppement de lĠactivitŽ Žconomique de lĠ”le et dŽfinissent la politique touristique quĠils proposent de mettre en Ïuvre dans un souci de dŽveloppement durable de lĠ”le.