PROCéS-VERBAL de lÕassemble GNRALE du 4 aot 2009
mot du PRSIDENT
Je remercie M. le Maire de Bangor dÕavoir mis cette salle
accueillante notre disposition.
M. Bannet et M. Naudin se sont excuss.
Commenons par nous rjouir de nous retrouver une fois de plus et
de montrer ainsi la bonne sant de notre association. Vous en jugerez
quand nous en serons au rapport de nos activits et lÕtat de nos finances.
Nous avons t actifs dans plusieurs domaines, essentiellement
cette anne
dans
le domaine juridique – dans lequel nous ne nous plaisons pas
excessivement,
dans
divers aspects de la vie locale, pour ce qui est des fonds publics et de
certaines nuisances,
dans
le domaine de lÕurbanisme,
et
bien entendu dans lÕenvironnement.
„
Pour ce qui touche lÕurbanisme
nous rappelons notre attachement la loi Ē Littoral Č en
souhaitant quÕelle soit applique avec justice et clairvoyance. Nous redisons
haut et fort que nous nous refusons attaquer une construction uniquement
sur le non respect de cette loi.
„ Ė
propos de lÕenvironnement jÕavais dj fait remarquer les annes
prcdentes que ce secteur tait maintenant institutionnalis, que les actions
se trouvaient inities et conduites par les pouvoirs publics ou parapublics
(pensons au Ē Grenelle de lÕenvironnement Č)
Plus modestement nous devons songer prserver cette nature
sauvage, libre, qui commence se faire rare.
Et cÕest justement de ceux qui prtendent la dfendre quÕil
faut se mfier, de ceux qui sÕintressent elle pour la
Ē valoriser Č, comme il disent, cÕest dire lÕexploiter, parce
que a peut rapporter.
Alors ils Ē amnagent Č : ils crent des
rserves quÕon visite, ils dfrichent, ils largissent des sentiers ou lÕon emmne des randonneurs
moyennant financesÉ en fait ils fabriquent une nature sur mesure, qui
nÕest plus la nature,
Car la vraie nature –paradoxalement - cÕest quand il nÕy
a personne. La nature ne demande rien personne, si ce nÕest quÕon lui
fiche la paix.
Faut-il
donc interdire lÕaccs la nature ?
Pas du tout. Il faut simplement laisser ceux qui lÕaiment y allerÉ
Ils iront sans craindre les ronces, la boue, en affrontant les
risques quÕils sont capables dÕaffronter.
Ces considrations peuvent paratre iconoclastes, mais regardez
autour de vous : nÕy a-t-il pas Belle-ėle des lieux qui se
porteraient beaucoup mieux sÕils nÕtaient accessibles que par un sentier,
comme jadis, sÕils nÕtaient pas cerns de parkings o les cars dversent
quotidiennement des centaines de visiteurs ?
Pour conclure, je vous renverrai un livre qui mÕa inspir ces
rflexions, celui de Franois Terrasson , Ē En finir avec la Nature Č
dont je vous recommande la lecture.
Je vais maintenant laisser la parole dÕautres intervenants,
qui jÕai demand d'tre brefs et concis, sans, bien sr, rien vous cacher, et
nous ferons une plus grande place que dÕhabitude vos questions avant de nous
retrouver devant le verre de lÕamiti, traditionnel maintenant. Bonne soire