Luxe et misre

 

 

On pouvait assister, ce samedi matin 4 avril, sur le quai Nicolas Foucquet,  ˆ un spectacle incitant ˆ la rŽflexion.

 

A lĠextrŽmitŽ, un grand pavois  et un vaste dŽploiement  de publicitŽ au milieu dĠinstallations diverses et sur la flottille en partance pour Marie-Galante. Juste ˆ c™tŽ, dĠautres bannires, celles par lesquelles les pompiers exprimaient leur colre devant le report incessant de la construction dĠune caserne pour eux.

 

DĠun c™tŽ le luxe, de lĠautre lĠexpression de la misre dĠun service public, et quel service !

 

Quel est le rapport ?

 

Il existe bien sžr des endroits o la pauvretŽ et la richesse se c™toient mais ici, on ne peut sĠempcher de penser que cĠest de lĠargent public qui a coulŽ abondamment dans une des caisses alors que lĠautre restait vide.

 

La course BI - MG, a-t-il ŽtŽ dit, est un ŽvŽnement bien sympathique et nous partageons cet avis. Nous nous demandons simplement sĠil nĠexiste pas des prioritŽs dans lĠusage des fonds publics, surtout dans la pŽriode que nous traversons.

 

Par ailleurs il est bien regrettable quĠen la circonstance Belle-ële et probablement (nous nĠy sommes pas allŽs) sa sÏur antillaise soient utilisŽes, selon toute apparence, comme supports publicitaires pour la B.P.E., ˆ lĠoccasion une manifestation bŽnŽficiant dĠargent public.

 

Ne serait-il pas juste maintenant que cette banque ouvre ˆ son tour ses caisses pour ajouter aux fonds publics lĠargent qui manque pour cette caserne ? Le succs publicitaire de ce geste serait sinon aussi payant en tout cas bien plus durable que celui dĠun ŽvŽnement que tout le monde, ici, du moins, aura oubliŽ dans huit jours.

 

 

On peut toujours rver.