LĠUnion Bellloise rencontre le dput du Morbihan
M. Grall, Dput de la
circonscription, Maire de Carnac, est venu Belle-ële vendredi 5 dcembre
2008, il a rencontr les maires le matin et assur une permanence lĠaprs-midi ouverte
aux insulaires. LĠunion Bellloise a t reue.
Le prsident
avait souhait en particulier – outre lĠapplication de la loi Littoral - voquer devant Monsieur Grall le prix des carburants Belle-ële et lĠaugmentation de 6,27% de lĠensemble
des tarifs de la Compagnie Ocane, deux points qui pnalisent les insulaires et
sĠajoutent ce qui est la ralit bellloise :
les prix plus levs que sur le continent – en particulier en raison des
cots de transport et dĠabsence de concurrence dans certains domaines.
1 - le prix des carburants,
(voir historique ci-dessous)
Deux facteurs sont dominants :
La TIPP –
verse au Conseil rgional et la subvention du Conseil gnral.
Actuellement :
Deux solutions sont envisageables, et lĠUnion Bellloise
les soumet au Dput du Morbihan en lui demandant dĠintervenir pour
obtenir une rduction du prix du carburant de 20 centimes : soit le
rtablissement dĠune subvention du Conseil gnral, soit une baisse de la TIPP
pour les les, dcision qui dpend du Conseil rgional.
Historique de la situation actuelle :
LĠaugmentation brutale de 0,20Û par litre
en mars 2007 fait suite au
dsengagement de Total dbut 2007 et la suppression de la subvention du
Conseil gnral, affecte lĠamortissement de lĠachat du ptrolier Anatife.
Ĵ Avant 2007,
au temps o Total tait
propritaire du dpt d'hydrocarbures Belle-Ile, la socit matrisait toute
la chane de l'approvisionnement. Le
transport tait subventionn par le conseil gnral du Morbihan.
Ĵ En janvier 2007,
Total se dsengage, un petit
ptrolier, lĠAnatife, est construit par les dpartements du Morbihan et de Vende (il dessert Belle-Ile et lĠIle dĠYeu)
Il
faut donc assurer localement le transport et la distribution du carburant :
1 - Depuis le 1er fvrier 2007, le Conseil
gnral propose un partenariat financier Marine Energie qui affrte le ptrolier neuf Anatife. Les carburants sont
transports dĠabord par camion jusquĠ Saint-Nazaire puis par lĠAnatife. Cot : 12 955 Û la rotation quelle que
soit la quantit transporte.
2 - La CCBI, qui est chue la gestion du dpt insulaire de carburant, la dlgue (dlgation de
service public) la C.I.M.
(Compagnie Industrielle Maritime). La CIM achte et revend les carburants en rmunrant un grant
au dpt de Palais. La rmunration de
la CIM est fixe 40 Û le m3.
Les frais forfaitaires de passage en dpt sĠlvent 31,51 Û
par m3,
Sur place, les frais de livraison par le distributeur
reviennent 6,53 Û par m3 factur.
SĠajoute la marge des stations services de l'le.
Donc depuis le 1er fvrier il y a deux intermdiaires supplmentaires
et la subvention du conseil gnral est supprime en raison du cot
dĠamortissement du bateau construit.
Devant
lĠindignation gnrale, le prsident de la CCBI, alors M. Jean-Yves Bannet, sĠtait fait le porte-parole de la population et
avait obtenu du Dpartement une subvention de 40 Û par m3. Mais une
participation financire de la communaut des communes – donc de lĠimpt
local - de 5 Û par m3 c'est--dire
25 000 Û par an – tait demande par le dpartement. Aprs des manifestations de la
population, M. Bannet avait obtenu du Conseil gnral
que la subvention de 4 centimes par litre soit accorde sans contrepartie.
2 - LĠaugmentation des tarifs de
la compagnie Ocane au 1er janvier 2009 : 6,27 % quelle que soit la catgorie dĠusagers.
LĠUB demande M. Grall dĠintervenir
pour quĠune modulation de cette augmentation soit envisage afin dĠen rduire
lĠimpact pour les insulaires, ce qui suppose un rquilibrage avec les autres
catgories dĠusagers (lĠenqute mene par lĠOffice de tourisme a montr que le
prix de bateau nĠtait pas un frein le venue de visiteurs et rsidents
temporaires).
3 - lĠapplication
de la loi Littoral Belle-ële,
Ce
point essentiel, qui nous proccupe depuis 2006, est soulev galement par un
groupe de personnes (entrepreneurs en btiment, architecte, matre dĠÏuvre et
habitants dont les permis avaient t annuls au titre de la Loi).
M. Grall rsume la situation actuelle, en souligne
lĠincohrence et annonce quĠil a rencontr M. Borloo afin de le sensibiliser ce problme qui est plus aigu dans
un lieu clos quĠest une le entirement soumise lĠapplication de la loi
Littoral.
Il
rappelle que cette loi est une bonne loi mais quĠil faut faire cesser
lĠinscurit juridique dans laquelle se trouvent beaucoup de propritaires de
terrains constructibles au POS de 1999, et qui sont de fait dclars
inconstructibles par le prfet ou les tribunaux.
Il
doit rencontrer nouveau M. Borloo en janvier et nous tiendra informs du
rsultat de cette entrevue.
Notre commentaire
Actuellement, tous les permis
annuls en raison de la loi Littoral le sont du fait du prfet ou de recours
mens par des associations extrieures.
LĠUnion Bellloise
a dclar en 2006 – au moment des manifestations Ç sauvons nos
villages È quĠelle ne sĠopposerait pas des permis accords dans des
zones constructibles du POS, au nom de la loi Littoral, et cette rgle
a t applique. LĠUnion Bellloise a soutenu des insulaires attaqus au nom de la
loi Littoral, qui servait en fait de prtexte pour rsoudre des conflits de voisinageÉ
Notre position reste la mme
mais nous devons souligner que le but de ce moratoire tait essentiellement
de ne pas entraver la construction de logements Ç lĠanne È pour
les Belllois et de ne pas affecter la valeur de
biens familiaux ou acquis de longue date, ce que demandaient dĠailleurs les
associations (en particulier DIJI) au printemps 2006. Ainsi nous sommes plus
rservs lorsquĠil sĠagit de permis manifestement lis la spculation
immobilire ou manant de promoteurs.
A notre sens la prudence est
actuellement de mise : le besoin de logement des insulaires ne doit pas servir
de prtexte un btonnage htif, pour dĠautres destinations, de zones actuellement
constructibles. La demande des rsidents principaux ne saurait non plus
justifier des protestations leves au nom de ce qui se rvle tre des intrts
commerciaux.
Nous avons not, en effet, avec
une certaine amertume, que ce moratoire, respect scrupuleusement, a eu pour
effet une acclration de la construction de maisons, quelques unes dĠentre
elles tant effectivement des rsidences principales et les autres ayant des
destinations diffrentes.
Bien entendu le moratoire ne
concerne pas les infractions au rglement du POS. SĠil se manifeste une
volont de transgresser les rglements, lĠUnion Bellloise se rserve la
possibilit dĠintervenir de la manire quĠelle juge la plus efficace auprs des
Maires et, ventuellement de saisir du Tribunal administratif.